jeudi 31 décembre 2009

Fin du mois d'août!

Ah, mois d'août chéri! Mois d'été qui rime avec soleil, barbecue et farniente. Comme j'imagine que vous en avez profité pendant que j'étais au coeur de l'hiver, dans la neige et la tourmente glacée.

Rassurez-vous, je plaisante. Il s'agissait juste d'une petite amorce pour vous parler du samedi 15 août, où j'ai fait mon premier churrasco, la version brésilienne du barbecue.

Hé oui, il n'y a pas de saisons pour les braves. D'où l'invitation d'une copine galicienne de venir manger de la viande grillée à l'est de l'île, près de la plage du Campeche, avec plein d'autres étudiants étrangers (j'ai d'ailleurs repéré quelques têtes, dont Fito, le paraguayen).

Bon, je vais passer rapidement sur le chemin, histoire de vous mettre dans le bain. Une demi-heure de bus, puis j'arrive à la bonne rue. Une rue de plusieurs kilomètres, en fait. Et je ne trouve pas la maison. Bon, je demande à quelques personnes, jusqu'à arriver à une certaine maison. La maitresse de maison, me repérant à l'accent à trancher au couteau, me laisse entrer, me sert quelques verres de bière tout en appelant l'organisatrice de la fiesta (je n'avais pas encore de portable, à l'époque).
L'hospitalité brésilienne! Tout se précise, je retrouve Julia à l'entrée de la rue, avec quelques autres personnes. On repart à l'adresse mystérieuse. Quelques instants plus tard, on reçoit des renforts accompagnés de nombreuses courses fort aguichantes ne demandant qu'à être ingurgitées. Le churrasco peut démarrer.
Pour les amateurs d'exotisme, je vous prie de m'excuser, mais vous n'aurez pas grand chose à vous mettre sous la dent. C'est comme un barbecue bien de chez nous, à l'exception de la farofa, de la farine de manioc. Ca va très bien avec la viande, ça rajoute du goût et un peu de croustillant. Niveau boisson, de la bière, un grand classique.
Bien entendu, tout le monde était super sympa, le churrasco était très divertissant, et le lendemain s'est déroulé tranquillement sur une plage de sable blanc. Non non, on se plaint pas...

Pour le reste du mois, toujours des classiques: bars, révisions, d'anthropologie, mémoire de linguistique, cartes postales, laverie, chasse aux puces ...
Quelques événements notables, cependant: je commence déjà à rechercher un autre appart, un peu moins cher et avec un peu plus de compagnie. J'ai d'ailleurs rencontré un couple qui faisait une annonce, et le mari est paraguayen parlant guarani!
Ca me fait penser que mercredi 19, j'ai assisté à une réunion d'anthropologie, où j'ai appris que 2 filles travaillaient sur les Guarani. Ça se précise, ça se précise!
Enfin, il y a quelques déconvenues. Par exemple, on m'a assuré qu'il y avait des cours de guarani à la fac, mais je ne les ai toujours pas trouvé. Mystère mystère...

Dernier événement notable: jeudi 27, un des chats des proprios est monté sur le pc, je l'ai chassé, mais il s'est accroché et a viré la touche C! Horreur malheur terreur! Heureusement, j'ai réussi à la remonter! Tom le technicien!!!
Bon je sais, vous n'en avez cure, ça n'a rien à voir avec le Brésil, mais j'en suis fier. Et les petites victoires comptent aussi, non?

Allez, à très bientôt pour le prochain numéro!

mercredi 30 décembre 2009

Du lundi 27 juillet au lundi 10 août.

Un nouvel article, enfin! Aleluiah! Ou Saravah, comme on dit dans le coin. Cependant, ne criez pas victoire trop vite. Le pc n'est toujours pas réparé, j'emprunte celui de ma colloc' pour quelques moments fugaces.
Pour en revenir à l'article, je vais y présenter les jours qui ont suivi mon arrivée dans le quartier du Pantanal.

Tout d'abord, je me suis rendu au SINTER, l'organisme de l'UFSC qui s'occupe d'accueillir les étudiants étrangers. J'y apprends que mon périple administratif genre les 12 travaux d'Astérix est loin d'être terminé. Hé oui, il a fallu aller à la police fédérale afin d'officialiser mon arrivée. Avec, bien évidemment, tous les papiers nécessaires.
Bon, n'exagérons rien, je les avais presque tous. Il ne me restait plus qu'à aller à la banque pour payer je ne sais plus quelle taxe. Enfin bref, une fois ceci fait, j'ai pu me rendre à la police fédérale, qui comportait relevé d'empreintes digitales et tout le bataclan. Enfin bon, ça fait une bonne chose de faite!
Pour le reste, j'ai repérer le centre commercial, j'ai appris aux proprios que le vin rouge ne se met pas dans le frigo.

Au samedi 1, événement notable: festa avec les étrangers (organisé par le secrétariat du SINTER!). On s'est donc tous retrouvé à un bar du centre-ville. Et quand je dis tous, c'est tous. Il y avait énormément de monde, de toutes nationalités: des portugais, des espagnols, des français, des allemands et même un paraguayen! Hélas, il ne parlait pas guarani. Pas de bol...

Dimanche 2, rebelote! Marília, la secrétaire de Véra, me fait bouger. On se retrouve donc au Quebra-gelo ("Casse-glaçons") avec quelques autres amis histoire de prendre un(s) verre(s). La biére y est toujours très fraîche, et j'ai notamment pu y constater le zèle brésilien concernant le foot.

Mardi et mercredi, c'est le tour de l'île, là aussi organisé par le SINTER. Programme: balade en bus pour visiter plein de plages paradisiaques. J'en veux pour preuve: voici quelques photos de ces charmants lieux. Mais d'abord, asseyez-vous, cela vaut mieux.






vendredi 18 décembre 2009

Performance de fin de semestre

Oui, je sais, je sais, beaucoup s'impatientent en disant que mon pauvre petit blog innocent est laissé à l'abandon, sans vergogne. Hélas, mon pc est toujours malade. Je fais toutes les démarches possibles pour qu'on vienne le soigner, mais c'est pas facile. Et encore, j'ai l'aide précieuse de ma colloc' Jake, qui a bien fait avancé le schmilblik. Encore un peu de patience!
Pour vous aider, je vous laisse encore un petit lien. Il s'agit d'une performance que l'on a fait pour le cours de "Performance e teatro". Le sujet? Créer une plage. Nous voilà donc au centre-ville avec le sable, la guitare, les raquettes et les noix de coco. Je vous laisse admirer!


http://praia43.wordpress.com/

lundi 23 novembre 2009

O Centro

Bien le bonjour à tous!

Désolé de ne pas avoir mis à jour ce blog depuis quelques temps. Hélas, les temps sont durs: mon pc est très malade, durement touché par une maladie inconnue (le SAV se fait attendre).
Pour atténuer la douleur intense de cette attente insoutenable, je vous envoie donc un lien d'une collègue de classe, où vous pourrez voir quelques photos du centre-ville.
Petite précision: elles ont été prises dans le cadre d'un cours sur le terrain, pour l'anthropologie urbaine.

Bonne balade!

http://www.flickr.com/lenardi

samedi 7 novembre 2009

L'UFSC, ou Universidade Federal de Santa Catarina

Aaah, l'UFSC, l'UFSC (prononcez oufski)... Que dire sur cette fac?
Déjà, elle est gigantesque. Je suis persuadé que mon lotissement y tiendrait sans problème. Ensuite, il y a de tout. Une véritable petit cité. Vous avez les bâtiments de cours et d'administration, les stades de foot et de tennis, la piscine, des librairies, des snacks (lanchonetes) et restos universitaires, des boutiques pour scanner les articles demandés par les profs (trèèès important), des salles de musique et danse (au Centro de Convivência, danse et percus africaines), un musée, une scène accoustique (a concha acustica) pour les concerts du mercredi midi, des vendeurs de vêtements et bijoux, un petit marché, des jongleurs, un planétarium, des magasins de fringues, des banques, un hôpital universitaire...
Tant de choses, c'est pourquoi je commencerai par faire une présentation succinte mais la plus diversifiée possible. Je la compléterai ensuite au fur et à mesure.

Voici la place centrale de la fac, ainsi que le Centro de Cultura e Eventos. Généralement, on trouve sur cette place le petit marché. Quoique, dernièrement, il y a eu la semaine du Sepex: un grand chapiteau avec plein de petits stands de tous les horizons; et ceci afin de faire partager leur science. Quant au centre de culture, il y a de tout, et en particulier le secrétariat du SINTER, qui s'occupe des étudiants étrangers. J'y suis allé assez souvent, au début de l'année, pour m'inscrire, régler tous les petits détails administratifs et quérir quelques repères.














Comme vous pouvez le constater, cette fac recèle de nombreuses surprises. Par exemple les fresques du mur du reitora, qui sont assez magnifiques. Qu'en pensez-vous?

















Bien sûr, les étudiants ne sont pas en reste! Voici un petit échantillon de leur art:








Je vous présente la bibliothèque universitaire, ou BU, ou bibli, comme vous voulez. N'est-elle pas choute?
Pour y aller, on commence déjà par déposer ses affaires dans le casier. Ensuite on a deux options: le rez-de-chaussée, avec la presse, les revues, et internet, ou le premier étage, avec tous les bouquins et les poufs bien confortables.

















Voici un repas du resto U:
Le noyau dur, ce que vous aurez à chaque repas sans aucune exception: riz blanc haricots rouges. C'est la base de la base de la base; avec, bien sûr, de la viande (ici des nuggets de poulet).Vous pourrez également trouver presque tout le temps des lentilles et du riz complet. A côté de ces classiques, quelques variations, comme des pâtes, de la purée de mais, de la palha, des minuscules frites craquantes. Pour arroser ces mets délectables, vous aurez à volonté de l'eau et des jus de fruits (fruits de la passion ou maracuja (j'adore), tangerine ou tangerina (j'adore), ananas (j'adore) et jus d'orange (laranja)).
















Sur cette pierre tombale, vous pourrez voir l'inscription Aqui jaz o ensino publico gratuito de qualidade, ou "Ci-gît l'enseignement public gratuit de qualité". Hé oui, les revendications étudiantes se font entendre ici aussi! Au moins, ça ne me changera pas trop de Nanterre.




















Je le répète: étant donné qu'il y a plein de choses à dire et à montrer, je mettrai à jour assez souvent cet article, alors soyez aux aguets et revenez-y de temps en temps!



vendredi 30 octobre 2009

Le 26 juillet: je change de maison!

En ce jour du crépuscule du mois de Julho, les temps sont venus pour moi de changer de demeure et de délaisser mon lagon pour m'exiler plus vers l'Ouest, plus proche encore de cette ville gargantuesque qu'est Florianopolis: plus proche de la capitale de l'Etat de Santa Catarina, de ses imposants bâtiments historiques ou administratifs, de ses grandes avenues ponctuées d'immeubles flambant neuf. Plus proche aussi de ses collines saupoudrées de petites maisons colorées et abritées par quelque palmier, où l'on y arrive en parcourant des rues dallées, salué par les oiseaux exotiques ou les nombreux chiens vagabondant ci et là.

Hé oui, c'est tout cela à la fois! Il y a de quoi découvrir, n'est-ce pas? Ces impressions, c'est le résultat des quelques minutes de voyage jusqu'à ma nouvelle maison, que j'ai trouvée sur les annonces de la fac; avec, bien sûr, l'aide de Véra Gaspar, qui a éplucher les annonces avec moi et a donné quelques coups de fil. C'est également elle qui nous y a emmené tous les trois (moi, ma malle et mon sac à dos).

On est accueilli par Claudia, la maitresse de maison, elle aussi très sympa. Puis c'est la visite, je descends l'escalier, je passe par une petite cour puis je descends encore quelques escaliers pour arriver à la kitchenette. Tiens! Deux chiens énergiques. Tout doux! Tout doux! On se calme! Je vois ensuite quelques chats; mais qu'ils sont mignons! Vous voulez des caresses?















Allez, je vous laisse, il est temps de voir ce que ça donne. Ah ben c'est pas petit, hein? Un peu plus grand que la kitchenette de la pousada, en fait, avec une chambre, une salle de bain et une cuisine-salle à manger. Ca a l'air sympa, dis donc, et très proche de la fac (5mn à pied).



























Bon! Je prends pour une semaine! Ensuite on verra si je reste plus longtemps (ce sera alors moins cher).

Ah! J'ai failli oublier: voilà la vue. Attention, j'en vois déjà qui commencent à dire "le veinard". Premier point: je ne peux pas voir ça de ma kitchenette. Deuxième point: qui dit belle vue, dit hauteur, et qui dit hauteur, dit super montée de la mort qui vous met à moitié K.O.
Et sur la première photo, la maison blanche, c'est chez moi!



































J'espère que vous avez apprécié cette deuxième visite. Au message suivant, ce sera la visite à la fac!

mardi 27 octobre 2009

Du 23 au 26 juillet: Premiers jours au Brésil

Vous avez pu voir la chambre, vous avez pu admirer la vue; et maintenant vous pourrez entendre (ou plutôt lire) mes petits "périples". Je mets les guillemets car j'avais un rythme assez (trop?) pépère: couché 22h, levé 8-9h. Est-ce que c'est l'avion? Le décallage horaire? Je sais pas trop, mais le résultat est là. Pour ceux qui s'attendaient à de la folie, passez votre chemin, ou attendez les prochaines semaines.
Pendant la journée, j'allais souvent au cybercafé. Non seulement pour donner des nouvelles, réconforter la famille (et se réconforter par la même occasion), mais aussi parce que j'avais oublié la batterie de mon ordinateur portable. Hé, il fallait bien oublier quelque chose, n'est-ce pas? Dommage que ce soit un "quelque chose" assez utile. Mais bon, au moins, ça m'aura permis de m'entrainer au clavier qwerty.
Niveau cuisine, qui pourra deviner? Allez allez, je vous écoute! Qui a dit conserves? C'est ça! Et j'ai entendu des pâtes instantanées de ce côté! Bien joué aussi! Que pourrait-on rajouter d'autre? Des fruits, bien sûr!
Très émoustillant, n'est-ce pas? Je sens déjà vos papilles frémir d'impatience. Enfin bref, passons...
Quelques remarques en vrac, que j'illustre par quelques photos. Tous les piliers sont peinturlurés et décorés de mosaïques, on peut voir quelques autos antiques, le lac est beau mais on ne peut pas s'y baigner, il y a plein de palmiers partout, on voit les collines boisées (parfois dans les nuages) en arrière-plan et les cabines téléphoniques font penser à des oreilles (d'où le surnom orelhas). Ah! Et je paye avec des animaux! Je m'explique: sur chaque billet il y a un animal qui correspond au montant: par exemple, pour un billet de 2, on a une tortue, pour 5 un héron, pour 10 un ara, pour 20 un singe et pour 50 un jaguar.
Et une remarque importante: bon sang, ça caille! Hé, c'est encore l'hiver ici. D'où un petit voyage avec mon "guide" Véra pour le centre commercial, où j'ai trouvé un petit manteau très sympa, bien douillet, avec un joli vert, pour 100 reais (40 euros). On a aussi fait un petit tour à la fac, qui a l'air assez grande.







































Petite photo marrante. Laissez vos coms!




Et voilà pour les premiers jours! Au prochain numéro, ce sera mon déménagement dans le quartier du Pantanal!

vendredi 16 octobre 2009

Photos de la chambre de la pousada

Pour commencer la narration de mes aventures à Lagoa da Conceição, ou plutôt mes quelques balades pépères, voici quelques photos de ma kitchenette:























Bien entendu, cet aperçu serait loin d'être complet sans la vue que je pouvais avoir de mon balcon. Admirez!








mercredi 14 octobre 2009

Le départ!


Après cet article qui, je l'espère, vous a mis l'eau à la bouche, je repars au début de mon voyage, soit le mardi 21 juilet, pour continuer ensuite chronologiquement; et cela afin de vous exposer tout mon voyage, toutes mes aventures. Et pourtant, je suis (ou espère être) modeste, avec une tendance à la timidité. Mais comme de nombreuses personnes n'ont pas eu l'occasion d'aller au Brésil, je cède aux voeux de mon entourage. Avec mon sens inné de l'écriture (bon, oublions le "modeste"), je vous dévoilerai cet endroit merveilleux.

Mardi matin, toute la famille part jusqu'à l'aéroport de Roissy, départ à 10H30. Moment émouvant avant de partir, bien évidemment. Puis je m'enfonce dans la file d'attente. Je vois toujours Rémy qui fait de grande signes, les filles qui sèchent leurs larmes.

Le wagon. Encore une file d'attente. La sécurité. Oups! Plus beaucoup de temps! C'est bon, j'arrive à l'entrée. Encore un peu d'attente. Et bingo, je m'installe, je me colle au hublot, prêt à attendre le décollage! Pardonnez mon impatience, mais c'était la première fois que je prenais l'avion.

Bien sûr, je n'ai pas été déçu: c'est un assez beau spectacle, avec une certaine tendance à la magnificence. Les petits maisons, les champs, les nuages cotonneux, filandreux ou veloutés; puis la mer à perte de vue. Ca laisse rêveur. Entretemps, je m'amuse aussi à regarder quelques films et à faire quelques jeux pc. Je tiens à préciser: ce pc était nul aux échecs et aux dames. Je conversationne aussi avec ma voisine, brésilienne et géologue. Heureusement, elle parle français, ça rend les choses plus faciles. Ce n'est pas avec les 30 heures que je vais me lancer dans un dialogue socratique.

Arrivé à l'aéroport de Rio de Janeiro, j'arrive à peu près à me repérer. Je retrouve ma bonne vielle valise neuve (grâce à Lucie, avec les dessins du triskell et de la tête de mort version M. Barek, elle était assez facile à repérer), je flâne un peu dans le petit supermarché, puis me décide à savoir où passer la nuit. Après avoir révisé mon brésilien de poche pendant quelques temps, je me laisse guider par une bonne âme jusqu'à la pousada (hôtel-auberge) de l'aéroport. Bon, c'est 200 reais la nuitée. Les autres options: prendre un taxi pour aller dans le centre-ville pour y trouver un hôtel; soit rester dans l'aéroport et lutter contre le sommeil. Comme vous vous en doutez, j'ai préféré choisir le confort et la sécurité.


Réveil demain matin 7H00, je choisis d'arriver en avance. Précaution superflue, tout se passe très bien! Et c'est reparti pour un tour!

Vers midi, arrivée à Florianopolis, ma destination finale. Je récupère ma valise, puis retrouve Véra Gaspar, avec qui j'ai conversé par mail depuis la France (encore merci Catitu pour ce contact!). Pour la présenter quelque peu, elle enseigne la pédagogie à l'université Udesc. Je précise, elle m'avoue assez rapidement que j'avais le look typique de l'étudiant en sciences humaines. Comme quoi, le destin...

Ensuite, Véra m'emmène à Lagoa da Conceição, au centre de l'île, où j'avais réservé à la pousada Estrela do Mar, "L'étoile de mer", dont vous avez une image juste au-dessus. On mange un morceau à un de ces restaurants au kilo, puis on se promène un peu. Ensuite, après son départ, je me précipite au cybercafé pour avoir et donner des nouvelles. C'est vrai que ç'aurait été plus pratique sur mon pc portable, si je n'avais pas oublié la batterie. No comment... Mais bon, il fallait bien oublier quelque chose, non? Enfin bref, je fais encore quelques courses, puis je rentre pour me reposer de toutes ces émotions.


Et voilà pour le début de ce voyage. Pour le prochain article, je vous détaillerai le quotidien des trois jours suivants à Lagoa da Conceição. Patience, patience...

samedi 10 octobre 2009



Maintenant que le blog est officiellement démarré, je vais commencer par vous faire un bref résumé de ma journée du jeudi 8 octobre. Elle n'est pas représentative, cependant elle permet d'aborder pas mal de sujets, et donc de vous donner une vue d'ensemble. Ca vous fera une petite entrée (dans le bain), en quelques sortes; suffisamment pour vous donner le goût du Brésil et vous donner envie de voir la suite. Ensuite, je reprendrai à partir du début de mon voyage, en poursuivant de façon chronologique, à quelques exceptions près (je le sens, qu'il va y avoir des exception, je le sens...).

Alors, pour commencer, je me lève à 7H00 (chiffre porte-bonheur)? Premier point: la douche. Petite précision, ici il y a un robinet pour le débit et un autre pour la température (bien caché, celui-là). Mais bon, on peut aussi faire varier la température juste avec le levier pour le débit. Plus précisément, c'est faible débit et froid, puis bon débit et très chaud, et enfin bon débit et chaud. C'est tout un art, n'est-ce pas?
Enfin bref, après m'être habillé, je me fais un petit déj: pomme et deux tartines de brioche allongées de compote de figue. Dans le même temps, j'appelle ma prof de guarani qui, hélas, me dit que ce n'est pas possible de faire cours aujourd'hui. Mais à quelque chose, malheur est bon: je pourrais aller au musée.

Une fois ce petit déj ingurgité, je sors. Je commence par m'arrêter à la laverie, où je dépose tout mon linge sale (je vous rassure, ils ne font pas de commentaires sur l'esthétique des vêtements ou les tâches qui y sont présentes). Je remplis un petit papier répertoriant tout ce que j'ai amené, puis on pèse le tout pour savoir combien je devrais payer. Bon, ce sera prêt pour mardi, va falloir que je rachète un peu de slips-chaussettes.

Juste après, je vais à la banque HSBC pour reprendre un peu de liquide. Juste après ce "juste après", je vais dans une petite boutique pour recharger mon téléphone, il restait plus que 3 reais. Il suffit de donner le num du portable, ensuite le gérant utilise le sien pour recharger le nôtre; c'est rechargé en 5-10mn.

Après tout ça, il est temps d'aller dans le centre. Je vais à l'arrêt de bus, où j'attends 10mn. Bon, le(s) mien(s) n'arrive(nt) pas, je me décide donc à aller à l'arrêt de la fac, j'y aurais plus de chances. Et, bien évidemment, au milieu du chemin, je croise le bus qui m'intéresse. Enfin bref. Je me pose, je bouquine un petit article d'anthropologie sur la transe et la possession dans le candomblé, et le bus arrive un peu après. Je monte, je paye le prix au 2e employé, celui qui s'occupe du règlement, je passe le tourniquet puis je m'installe.

J'arrive finalement au terminal du centre, je traverse les échoppes du marché, pleines de fruits, de friandises (gâteaux aux amandes, à la noix de coco, au manioc, à la gelée de goyave...), de viande, d'étals de caldo de cana ou garapa, de vêtements, de bijoux... Ensuite, je m'engage sur l'avenue Hercilio Luz, je monte quelques escaliers puis j'arrive au Museu da Escola Catarinense, où est organisé la I Mostra de Arte Indigena, soit une exposition de films, de masques, de céramiques, de divers peuples d'Amazonie (dont les Guaranis, c'est aussi ce qui m'a poussé à donner un coup de main). J'assiste à la réunion, qui porte sur l'organisation de l'ouverture et du reste du programme: qui présente quoi, qui fait les tours de garde, etc... Voilà le site de l'expo si vous voulez jetter un coup d'oeil:http://mostraindigena.blogspot.com/. Quant au musée, vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

Midi, heure du départ, c'est l'heure d'aller à la fac, l' Universidade Federal de Santa Catarina. J'y ai rendez-vous à 13h, pour payer le van qui va nous emmener à Blunemau, où se passe l'Oktoberfest. Comme vous l'avez deviné, il s'agit d'une fête d'origine allemande. Au programme: architecture bavaroise, costumes traditionnels et bière, bière, bière!

Vers 13H, je retrouve Sarah, une copine de fac du Québec. On attend un peu, puis arrive plein de monde. Bcp d'étrangers (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne...) et quelques locaux. C'est 30 reais l'aller et retour, soit 12-13 euros.

Ensuite, étant donné qu'il reste plus bcp de temps avant mon cours de 14h, je prends quelques salgados fritos (du poulet, de la viande ou des saucisses enrobées de fromage et d'une couche de friture), puis je vais au cours Teorias do sujeito: en gros, qu'est-ce que l'on entend par la notion de personne, en quoi elle est hétérogène, etc... Un avantage: dans ce cours, pas mal de textes sont en français. Ca change du portugais et de l'anglais.

A 18h, je pars manger au resto U: betteraves, riz et haricots rouges, orange. Ensuite, un peu avant 19h, je repars pour aller à un séminaire (facultatif, cette fois) sur le language dans le candomblé. Mais cette fois, pas de bol, j'ai pas aimé. Ca arrive...

Vers 21h, je sors pour aller au Centro de convivência, il y aura une fête ce soir. Je traine un peu, je discute avec quelques connaissances, la cour commence à se remplir, j'achète quelques tickets pour la bière (3 canettes pour 5 reais), puis la fête commence!

Il y a de plus en plus de monde, la musique est pas mal, je vois arriver des potes, et les attractions commencent. Surprise! C'est les percussions et danses africaines, que j'avais déjà vu quelques fois. Ya pas à dire, ça met de l'ambiance, bcp se mettent d'ailleurs à danser sur le même ton. Ensuite, il y a un groupe de joueurs de congas, qui commence à faire un peu de musique trad, puis enchaine sur la samba. Et là, c'est du spectaculaire. Un cercle se forme et les danseurs se lancent. Un couple commence à virevolter, puis d'autres danseur(se)s les remplacent au fur et à mesure.

A 01H30, il est largement temps d'y aller. Je profite donc du départ de Marilia et André pour m'arracher à la tentation de rester. Petite marche de 15-20mn, je grimpe la côte, et me voilà à mon appart.

Et là encore, surprise! Que de cadeaux, que de cadeaux! J'ai reçu plein de courrier! Il y a des cartes de tous mes grands parents, un tee-shirt du festival de Cornouailles, un cd de Carlos Nuñez, un petit livre de poche et un jeu pc de la part des parents: Super!! Merci à vous!

Mais bon, je goûterai à tout ça plus tard. Il est temps de dormir, j'ai cours demain matin. Brossage de dents, et hop! Dodo! Boa noite!

mercredi 7 octobre 2009

Enfin, il est là!!! Roulement de tambour! Que s'élèvent les fanfares!

Hé oui, mon blog est enfin créé!

Je sais, je sais, vous l'attendiez tous avec ((très) grande) impatience, mais tout vient à point à qui sait attendre. Bientôt, à travers ce blog, vous pourrez tous voyager dans ce lieu paradisiaque qu'est Florianopolis (ou Floripa pour les intimes) comme si vous étiez! Bon, ok, j'exagère, mais à peine.
N'hésitez pas à tout commenter, car le commentaire, c'est la communication, et la communication, c'est la vie!!