samedi 27 mars 2010

Porto Alegre e o Forum Social Mundial

Voici quelques jours qui méritent bien tout un article! Du 25 au 29 janvier, séjour à Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul, chez les gauchos! L'occasion était de taille: c'était pour le Forum Social Mondial.



Enfin... Au début, c'était pas gagné. Laissez-moi vous raconter:

Le très léger élément perturbateur fut le concert de Lenine, à la Praia Brava, tout au nord de l'île, et ce, le jour du départ.
Le concert était pas mal du tout, même si j'étais pas sur le devant de la scène, y avait pas mal de connaissances, tranquille, quoi. Ca sest fini en début d'après-midi, mais on est resté un peu à la plage histoire de profiter.

Seulement, vers 19H30, il était temps de rentrer, vu que le bus partait de la fac à 11H30. J'attendsà l'arrêt, j'apperçois au loin le bus, j'attends un peu.

20mn plus tard, voyant que le bus n'a pas bougé, je me décide d'aller à sa rencontre.

30mn plus tard, voyant que le bus n'a pas bougé d'un chouia, je me décide à sortir et à affronter la côte pour aller jusqu'au terminus suivant.

Une heure plus tard, après une petite marche-footing des familles, j'apperçois (enfin!) un bus. Je me désarticule à outrance, mais passe sans daigner ralentir. Heureusement, quelques dizaines de mètres plus tard, je le vois s'arrêter à l'arrêt de bus prévu. Il s'ensuit un des plus grands 100 métres que vous n'ayez jamais vu! J'ai ôté les sandales, pris appui sur mon pied, et hop! "NOOONNN, NE REPARTEEEZZZ PAAAASS!!!!"
Enfin bref, après avoir couru comme un dératé, je parviens à rentrer. Enfin, je peux me reposer!

20mn plus tard, me voilà au terminal. Le bus suivant est prévu dans 10mn, la chance est avec moi!

30mn plus tard, je pose les pieds sur le terminal de mon quartier.

10mn plus tard, à 10h40 précises, foyer doux foyer! Bon, là faut que je prenne une douche, ça urge! Ensuite, on prépare quelques trucs à grignoter et on fonce à la fac! Pfiouuuuuuu..... C'était juste! J'adore les départs préparés...


Enfin, tout est bien qui finit bien, je suis bien arrivé, je me suis inscrit, la vie est belle, le soleil brille (trop!) etc etc. Vous pouvez d'ailleurs me voir avec mon passe-partout, sur les quais de l'Usine, où s'est tenu la plupart des conférences:



L'Usine...:




... Où j'ai pu y voir de très belles photos de quilombos (villages de descendants d'esclaves):



L'une des conférences. Cette dame explique fort bien les effets néfastes de l'urbanisme outrancier. Les inondations qui ont touché São Paulo cet été ont eu des dégâts aggravés, en raison du bétonnage sauvage et d'une mauvaise gestion urbaine. Elle a aussi mentionné le droit à la terre. Vous saviez qu'au Brésil, il y avait une ferme de la taille de la Belgique? Enfin, je sais plus si c'est au niveau de la superficie ou de la population, mais bon, c'est énorme, quoi.



Quant à la ville proprement dite, voilà un petit apperçu:









Dans la petite banlieue, là où j'étais hébergé. Admirez les parasols en béton:



La nature n'est pas en reste. Pour nos visiteurs verts, voici quelques photos bucoliques:






Qui veut un tour en bateau?



En parlant de nature, la récolte se doit d'être mentionnée, non?



Et bien sûr, qui dit Forum Social Mondial, dit revendications. Les Indios du coin en ont profité pour les clamer haut et fort. D'ailleurs, lors d'une conférence, j'ai pu assister au règlement de compte entre les Indios et la FUNAI. Ca bardait, dis donc! Je vous montre aussi une photo d'une petite manifestation:




En parlant d'Indios, j'ai pu croiser pas mal de Guaranis dans les rues de la ville. Ici, vous pouvez voir quelques enfants dansant et chantant.
Oui, il va falloir utiliser votre imagination, là. Désolé, j'ai pas fait de film). Par contre, j'ai acquis un DVD etun livre avec CD musical. Je pourrais vous faire partager ça à mon retour.



J'ai déjà dû le mentionner dans mon blog, mais les graffs ont une grande place au Bésil. Porto Alegre ne fait pas exception:






La culture cinématographique du coin, qui promet d'être d'un très haut niveau:



Les concerts (toute la journée, pendant toute la durée du Forum, ce qui faisait vraiment festival), et le public:






Le campement, un peu à l'écart de la ville:

mercredi 24 mars 2010

Quasi tout janvier

Aaaah, janvier, janvier... Jour de l'an et festoiements!

Le mien, pourtant, s'est fait assez tranquillement, sûrement en raison de l'absence de mes copains d'antan. Franchement, les gars, vous imaginezma tête quand on m'a raconté vos exploits? Qu'est-ce que j'aurais aimé en être!
Pour me consoler, j'avais les feu d'artifices de Floripa. Pour l'occasion, la tradition commande de se vestir de blanc; ne m'en demandez pas la raison, je ne l'ai même pas appris ultérieurement!
Quant aux feux en eux-mêmes, ils étaient pas mal, mais sans bouquet final! Je suis resté sur la faim... Enfin, pour ceux qui veulent un apperçu, voilà deux images que j'ai trouvé sur le net. Je préviens tout de suite, j'ai triché! La deuxième est de 2009.




Pour les quelques jours suivants, ce fut farniente, farniente, farniente. Hé, il s'agissait de prendre des forces, car les défis étaient loin de vouloir me laisser du répis. Ha, les rascals... Encore 2 ou 3 devoirs maisons à finir! D'où un mois assez peu riche en événements. En voilà quelques-uns qui méritent pourtant d'être cités:
Une fois, quand je suis allé avec 2 potes dans un bar à samba (non, je n'ai pas dansé, vous savez très bien que ce n'est pas mon truc), j'ai pu croiser Aldo Litaiff, qui dirige le musée de la fac et a beaucoup travaillé avec les Guarani. Je le répète: ici, c'est moins formel entre prof et étudiant!

Quelques jours plus tard, j'ai appris 2 truc intéressants: l'expression "filer à l'anglaise" se traduit par "sair à francesa", cest-à-dire "sortir à la française"! Marrant, non?
Et en passant devant le Curiodrimo, on m'a corrigé. Non, ce n'est pas un lieu de curiosités! En fait, c'est un endroit où l'on expose des curios, des oiseaux chanteurs. En voici un représentant:



Et pour ceux qui n'en ont pas eu assez pour cet article, ne vous inquiétez pas, c'est normal. En fait, je réserve les derniers jours de janvier pour l'article suivant. Vous aurez alors tout les détails (ou, du moins, la plus grande partie...) de mon séjour en la ville majestueuse de Porto Alegre.

mercredi 10 mars 2010

Natal em Jaguaruna

Jungle bells, jungle bells, jungle all the way!

Et pour Noël, que fis-je donc, me demanderez-vous? Eh bien, l'une de mes collocs, le coeur meurtri de me voir passer les fêtes tout seul, m'a invité à passer Noël chez sa famille, dans la ville de Jaguaruna (nom d'origine tupi-guarani), renommée pour ses pastèques. Non non, ce n'est pas une blague...

Je vous présente tout d'abord Loro, un magnifique perroquet que j'ai eu l'honneur de côtoyer.






On est resté chez la soeur de ma colloc, dont la fille me prenait pour son père. Cependant, pour Noël, on est allé chez sa mère, 10mn plus loi; maison juste à côté de celle du frère. Pratique pour les réunions de famille, n'est-ce pas?
En parlant de réunion de famille, la règle pour le repas de Noël est de le commencer à minuit.

On a aussi séjourné près de la plage. Bon, par contre, je n'ai pas de photo générale, juste 2 ou 3 que ma colloc a pris. Mais elles sont gâchées, on voit que moi en maillot de bain. Or, vous, vous voulez juste voir la plage, non? Même chose pour le lac.
A ce sujet, une remarque importante: ce lac alimente le chuverrão, une sorte de douches publiques utilisant un système d'acqueducs en pierre. C'était bien agréable, ma foi. Ca faisait des petits massages quoi.




Bon, ok, y a pas grand chose, mais je vous promet que pour mon post sur mon séjour à Porto Alegre, vous allez crouler sous les photos, ça marche?

lundi 8 mars 2010

Début de décembre

HÉ oui, comme vous vous en doutez, ce mois de décembre sera particulièrement dédié à mes vacances de Noël. Je retiendrai quand même quelques petites anecdotes dont vous pourrez savourez les saveurs au paragraphe suivant:
Jeudi 3: conférence sur une critique de la vision de Françoise Héritier à propos de l'inceste, qui s'est suivi d'un petit pot à un bar du Corrego Grande. Petit détail: c'était avec les professeurs, j'étais le seul étudiant. J'oubliais de vous dire: la hiérarchie entre prof et élève est moins marquée au Brésil. J'ai d'ailleurs vu de nombreuses fois des élèves appeler le professeur par son prénom, même en cours. Autre petit détail: le professeur ayant fait la conférence était français.
Vendredi 4: Vous ne vous en rappelez pas? Allez, faites un petit effort, j'en ai parlé au tout début. Ah? Oui, au fond à droite? Ouiii!!! C'est bien ça, la performance de la 43e plage, au centre-ville! Voilà le lien, si vous voulez vous remettre ça en mémoire:
http://praia43.wordpress.com/
Dimanche 6: Rien de spécial, à part le fait d'avoir vu un repportage à la télé sur Rémi Gaillard, dont vous pouvez voir les hauts faits ici:
http://www.nimportequi.com/videos-remi_video.html

Novembre

Ce mois-ci, des bases se posent. Les cours de guarani à Morro dos Cavalos, par exemple. J'ai trouvé quelques images sur ces sites: http://sintrajusc.blogspot.com/2009/04/sindicato-leva-donativos-em-visita-ti.html, http://www.terramistica.com.br/index.php?add=Artigos&file=article&sid=424, http://www.ciranda.net/spip/article1308.html?lang=en. Je vous conseille d'y faire une petite balade.






Le trajet est d'un peu plus d'une heure en bus, mais à travers des paysages magnifiques. Une fois arrivé, mon professeur me fait décortiquer quelques textes à partir de livres qu'une collègue de classe m'a gracieusement offert (oui, les gens sont très sympa, au Brésil, je vous l'ai déjà dit, non?). Pour cela, il me conseille de tenter au maximum de décortiquer le texte sans s'aider de la traduction. Ensuite m'apprend le lexique et les règles grammaticales. On trouve des trucs vraiment passionnants, je vous montrerai.

Jeudi 12, pourtant, une malédiction vient rompre mon tranquille quotidien. Mon pc est tombé malade!!! Il parait mal en point, et j'ai dû par la suite jouer des pieds et des mains pour trouver le numéro du magasin qui s'occupe du service après-vente. Et encore, ce n'est pas terminé. Les pérégrinations pour mon pc ne font que commencer...

Mais on s'éloigne du Brésil, et je vous vois déjà diriger votre souris vers la petite croix en haut à droite de la fenêtre! Je vais donc reprendre mes visites à Morro dos Cavalos.
Le lundi 23 était un peu particulier car je n'ai pas suivi un cours de guarani. En fait, je devais retrouver une collègue qui donnait un cours au village. Bon, ça c'est fait un peu à l'arrache, ma venue était plutôt officieuse. Je suis donc arrivé en avance, pas invité. Y a mieux, non? Heureusement, étant donné que j'avais des rudiments de guarani et que je connaissais déjà le village, ça s'est très bien passé.
Pour commencer, en attendant ma collègue, j'ai pu attendre dans la salle de classe, où se déroulait un cours sur la notion de culture. Ensuite, on s'est dirigé dans une petite pièce, faite en bois et en terre, où ma collègue entreprenait une analyse d'un article très mal fait portant sur la démarcation des terres, notamment celles autour du village. Point par point, elle a donc démantelé le raisonnement ethnocentrique à 2 centimes de real de l'auteur, tandis que le feu rougeoyait, permettant de faire réchauffer l'eau pour le maté et de consumer le tabac des petynguakuery (pipes). Bien entendu, c'est ce genre de jour qui reste gravé dans la mémoire, même la mienne, imaginez!

Autre semaine, autre expérience.
Cette fois, mon professeur avait un empêchement, j'ai donc dû l'attendre un peu. J'ai donc révisé un peu en compagnie de deux petites filles (la petite était particulièrement adorable; je suis navré, je n'ai pas de photos) qui s'occupaient à faire quelques sculptures en argile et en jouant à la balle.
Au retour, je me suis arrêté quelques temps au centre-ville pour prendre un petit goûter fait de bananes à chair rosée. Quelques gars du coin ont alors entamé la conversation. Vous ai-je dit que les brésiliens sont très accueillants? Toujours est-il que l'on a donc parlé d'un peu de tout, particulièrement de la région.






Dernière petite note de cet article:
Jeudi 26 novembre, c'est officiel: J'AI MA BOURSE!!!!!!!!

Octobre: premiers jours au musée

Hé oui, ce mois a été très riche en découvertes, expériences et révélations sur les divers Amérindiens du pays. Je peux vous dire que j'ai adoré! Pour vous donner un aperçu, je vais vous narrer ma journée du 17 octobre.

Qui a commencé dès 8H30, par un cours de musicologie dirigé par Deise Montardo. Ensuite, je suis allé avec les jeunes de l'équipe à un restaurant au kilo. Ne vous inquiétez pas, on ne commande pas des kilos de nourriture, il y a juste une petite balance qui permet de peser de façon très précise les petites portions. Remarque, quand la caissière a vue mon assiette, elle a directement mis le forfait "grosse assiette". Que voulez-vous, il faut bien que je teste de tout, n'est-ce pas?
Et au retour, grande surprise: les Guaranis sont arrivés! Des Mbya, plus exactement. Ils se sont installés au musée pour vendre leur artisanat (source financière importante). J'ai amorcé le dialogue, mais bon, on a pas énormément parlé. Mon niveau de portugais n'était pas très brillant, et ils ne sont pas très causants.






La suite est toujours sur le thème des Guaranis, car on projette le film Terra Vermelha, de Marco Bechis. TRES très bon film, que je conseille vivement, sur des Guaranis-Kaiowas luttant pour revenir sur leurs anciennes terres, tout en abordant le suicide, touchant particulièrement les enfants de la communauté, le travail dans les champs de canne à sucre, le chamanisme et bien d'autres... Le titre en français est "La terre des hommes rouges", pour les intéressés.



Puis est venu le tour des peuples Kaingang et Xokleng, des groupes de la région. Cette fois, c'était des documentaires. J'ai d'ailleurs aperçu dans l'un d'eux une de mes professeurs, Esther Jean Langdon, et une de mes collègues de classe.
22H30, il est temps de rentrer. Mais pas pour moi, pas encore. En compagnie de la prof qui s'occupe de l'exposition, je raccompagne en voiture les Mbya à leur village, Morro dos Cavalos, où, plus tard, je commencerai mes cours.